... elle qui en a eu bien peu. Pour l'avoir perdue trop tôt, je n'en ai pas moins gardé le souvenir de ses gestes dans le quotidien, entièrement voués au bien-être de sa famille. J'aime me souvenir d'elle dans ces gestes-là, qui m'ont tant appris, sans mots inutiles, ces mêmes gestes que, parfois, je perpétue pour le bonheur de ceux qui m'entourent. Tout simplement.
Bienvenue chez moi, à vous, explorateurs du net.
Ici tout est souvent improvisé, un peu sens dessus dessous, un peu comme dans mon esprit, ma maison, ma vie, ma devise étant "pas de regrets de ce qui n'a pas été, heureux de ce qui est, et toujours curieux de ce qui sera", et ma seule constante étant le plaisir des mots jusque dans les maux.
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mercredi 3 août 2011

il pleuvait, ou bleu passion pour un pied qui sent bon

Il pleuvait. J'étais vaincue par la tempête.
Pour la première fois je ne faisais pas la fête
Sombres jours ! Je rentrais lentement
Laissant sur moi ruisseler mes vêtements
(...)
Il pleuvait, il pleuvait toujours. La froide bise
sifflait ; sur la grève, dans mes lieux bien connus...
Où, souvent en bottes, je n'allais jamais pieds nus
(...)
Poulopry, Poulopry, Poulopry morne plaine !
(...)
Et toujours, l'horizon, sombre comme la mer
(...)
Je pourrais continuer ainsi un petit moment, pour le plaisir, mais c'est pas bien, hein Victor, de détourner ton si beau poème ? Mille pardons, mes potacheries prennent souvent le dessus dans la vie, histoire d'oublier qu'elle n'est pas toujours rose, que le soleil ne brille pas souvent, pas pour tout le monde en tout cas...
Lors de mon dernier séjour en Bretagne, non je n'étais pas frigoriée comme les soldats de Napoléon au seuil de leurs bivouacs désolés, mais, à force de dire qu'il pleuvait, la répétition de ces deux mots, lancinante, m'a fait repenser à ces vers magnifiques d'Hugo, "il neigeait", dans son poème dédié à la gloire de Napoléon (sans moi, hein !!!) où tout son talent de visionnaire a éclaté (*). Et même si, entre deux activités très gourmandes (voir ICI), j'ai passé beaucoup de temps en contemplation et méditation, je n'ai pas, malheureusement, vu luire dans ma vitre des constellations (**)... J'ai encore du chemin à faire avant d'atteindre la zénithude !!!
(*) L'expiation, de Victor Hugo, extrait de "Les Chatiments"
(**) Le mendiant, du même, extrait de "Les Contemplations".



Pas de neige, certes, mais de la pluie et du vent pendant tout le séjour, sans discontinuer, j'ai même remis le chauffage dans la maison de peur que mes invités à dîner prennent froid dans ma chaumière !!! Je n'avais jamais vu ça, même en hiver, jusqu'à présent, depuis que nous allons régulièrement dans cette région ! Une tentative de sortie au sillon de Talbert s'est soldée par un trempage des pieds à la tête, sanction sans appel à mon intrépidité, les ostréiculteurs en rigolent encore sur leur tracteur sillonnant la mer à l'heure de la marée basse pour aller travailler leurs huîtres, et mes oreilles bourdonnent toujours du vent nord-est impitoyable pour ceux qui n'y sont pas habitués... Cette vague de froid était généralisée dans la France à ce qu'on m'a dit, ce n'est pas une consolation. Quoique, j'ai passé mon temps à relire des bouquins, dont le curieux Kafka sur le rivage (voir ibid.)... Puis, j'ai été rappelée aux tristes contingences de ce monde sans pitié : le billet pour la rubrique Saveurs de septembre du magazine de CC n'était toujours pas pondu !!! Dare dare, je m'y suis mise, sans état d'âme ni peaufinage, envoyé par mail le jour même, retour en PDF presque illico presto (le temps de monter, quand même, me dit-elle !!!) ! Promis, la prochaine fois, je m'y prends plus tôt ! Ah, que ferions-nous sans internet !!!
Ah ! les champignons, ils n'auraient pas fait perdre son latin à notre Rabelais, érudit, gourmet et paillard, dont le talent aurait été à la hauteur de mots audacieux transformant en quelques envolées une balade en fôrêt en ballade des gens joyeusement hallucinés, voire en conte des plus grivois, tant le monde des champignons prête à tous les appétits par leurs formes, leurs noms plus évocateurs les uns que les autres, juste par tournage rapide des pages des ouvrages à eux consacrés, où clitocybe améthyste côtoie allégrement clitopile petite prune, inocybe à mamelon, volvaire visqueuse, coprin chevelu, lépiote déguenillée et phalle impudique (ou satyre puant !), tout cela dans un nébuleux marasme, sans parler de galère, etc. !
L'automne, c'est assurément la saison où l'humidité contenue dans l'air rend la lumière tellement splendide par transparence que les amoureux de la nature ne résistent pas à l'envie de la photographier sous toutes ses coutures. Un de leurs sujets de prédilection, les champignons, un monde visuel épatant, magique, à l'image des illustrations de nos livres d'enfance !
Tricholome pied bleu

On ne présente plus ces étranges "individus", présents partout dans notre vie, à notre insu même. Leur univers reste peu connu, en raison de leur groupe comportant un nombre d'espèces sur terre incalculable. Entre "végétal" et "animal", ils constituent un règne entièrement à part. Pour ceux qui m'intéressent ici, les champignons perceptibles à l'oeil nu, on se demande comment, par miracle, en l'espace d'un temps record, ces organismes invisibles qui vivent souvent cachés, grâce à leur mycélium, dans le sol, le bois pourri ou autres substrats propices à leur développement, surgissent soudain sous nos pas à la bonne saison, tout en pied et avec leur fringant chapeau, pour le plaisir non seulement de nos pupilles mais également de nos papilles. C'est en effet lors de ces promenades en forêt que ceux qui aiment cuisiner se mettent à rêver de rentrer à la maison avec un panier rempli de ces succulents champignons comestibles qui font les gorges chaudes de tout gourmand/gourmet, même du moins toqué !

Fistuline hépatique ou langue de boeuf
Attention cependant : derrière leur allure charmante, beaucoup d'espèces sont toxiques, et même, parmi les comestibles, certains prêtent parfois à confusion dangereuse. Prudence donc si vous êtes cueilleur novice, comme moi, qui ne ne consens à cueillir un champignon qu'une fois qu'il m'a été présenté par une personne au-dessus de tout soupçon ! Non, non, ce n'est pas une question d'éducation, mais je n'invite à ma table que ceux avec qui j'ai des affinités absolues, ce qui passe par une observation sans faille et de longue haleine ! L'heureux cueilleur averti saura, pour sa part, reconnaître aisément ses champignons favoris : la morille, une espèce de printemps dont la rareté justifie le prix prohibitif sur les marchés ; plus tardifs, la fin de l'été et l'automne étant les grandes périodes de récoltes plus variées, voici les bolets, dont le fameux cèpe de bordeaux, la coulemelle (lépiote élevée), la girolle, la trompette-des-morts, la pleurote…, tous faciles à trouver au marché. Quant à l'amanite des césars (l'oronge), l'amanite rougissante (la golmotte), le lactaire délicieux, pour ne citer que les plus recherchés, ils trouveront sur leur chemin la convoitise de tout amateur éclairé !
Plus délaissé en raison de son arôme prononcé, et pourtant tout aussi, sinon plus, savoureux que le cèpe, à mon humble avis, voici le tricholome pied bleu (Lepista nuda) qui me met dans tous mes états lorsque j'ai le bonheur de tomber nez à nez avec lui au coin d'un bois ! Il est, en raison de ma passion pour sa couleur et de son odeur qui me rappelle celle d'un bon gâteau sortant du four, le premier de mes champignons préférés, devant l'agaric champêtre (le rosé des prés, l'ancêtre du champignon de Paris) et le coprin chevelu : facile à reconnaître grâce à ses caractéristiques et présentant peu de risque de confusion avec des espèces mortelles, il faut avoir quand même avoir l'œil exercé pour le distinguer au milieu des feuilles mortes, la couleur beigeâtre du dessus de son chapeau se fondant parfaitement dans les nuances automnales. C'est lorsque la lumière n'est pas trop éblouissante mais assez contrastée qu'on aperçoit dans la pénombre son pied et ses lamelles d'un bleu intense tirant sur le violet. Il apparaît dès le printemps, mais abonde surtout en octobre-novembre, à partir des premiers froids, il m'est même arrivé de le débusquer sous la neige... Il pousse en troupe ou en cercle, sous feuillus ou conifères. C'est un champignon désormais exploité en culture de la même manière que le champignon de Paris, mais je n'ai jamais retrouvé dans l'espèce cultivée cette délicieuse fragrance qui en fait la spécificité.
Les champignons sont des aliments peu caloriques. Pour leur utilisation, il faut savoir que certains, même comestibles, sont toxiques à l'état cru et ne se consomment que cuits, telle la morille. En revanche, d'autres, comme la fistuline hépatique (aussi appelée "langue de bœuf", alors que sa forme rappelle plutôt un... foie !), sont meilleurs crus, juste détaillés en carpaccio, par exemple. Il est prudent de se documenter dûment sur les espèces récoltées avant tout emploi culinaire.
Enfin, à défaut d'être cueilleur, on peut se régaler de l'inégalable champignon de Paris, à mettre à toutes les sauces ! Pour ma part, j'en consomme beaucoup (j'en achète régulièrement 2 kg par semaine : une fois bien nettoyé, je les stocke au frigo sans problème). Cru ou cuit, celui-ci se prête à bien des recettes. Je préfère, à l'achat, le brun, plus parfumé et ferme que le blanc. Outre les préparations traditionnelles, par exemple, pour accompagner un lapin chasseur, garnir une bouchée à la reine ou une quiche, si vous les choisissez très fermes, il est délicieux cru, en salade : couper court le pied, émincer en lamelles, assaisonner avec du jus de citron, de l'huile d'olive, une pointe d'ail ou de l'échalote, un peu de sel et de menthe ou persil haché, du poivre, c'est tout !
Le pied bleu, quant à lui, se prête presque aux mêmes préparations en cuisine, mais il est conseillé de ne le consommer que cuit. En poêlée : couper les chapeaux en gros morceaux, faire revenir ceux-ci dans de l'huile très chaude une dizaine de minutes, ajouter en fin de cuisson un peu de sel, de poivre, de persil haché et de beurre si vous n'avez rien contre. Cette poêlée accompagne à merveille toute viande rôtie ou, si vous êtes végétarien, un riz nature ou des pommes de terre vapeur dont elle relèvera excellemment le goût. C'est ainsi qu'on profite le mieux de la subtile saveur et du parfum de ce champignon qui, pour être commun, n'en est pas moins délicieux, c'est pourquoi, d'ailleurs, je proscris l'ail pour lui. En risotto (recette ci-après) il s'accommode bien de quelques dés de blanc de poulet cuit, et, mieux, de quelques dés de foie gras, un plat simple se transformant de la sorte en mets raffiné que vos invités ne bouderont pas !

 
Le classique mais savoureux champignon de paris !

RISOTTO au PIED BLEU
INGREDIENTS pour 4 personnes :
• 150 g de riz à risotto (arborio ou carnaroli)
• 300 g de pieds bleus coupés en morceaux
• ½ litre de bouillon de volaille
• 1 gros blanc de poulet poché dans de l'eau frémissante 10 mn, refroidis puis coupés en petits dés,
• échalotes et ail hachés fin
• une cuillérée de crème fraîche (facultatif)
• sel, poivre
CUISSON :
• faire revenir l'échalote et l'ail, y jeter les champignons, cuire 5mn, réserver ;
• faire revenir le riz avec un peu d'huile neutre, puis mouiller avec le bouillon de volaille fait maison ou préparé selon le mode d'emploi du cube ; cuire à feu moyen 20 mn environ ;
• ajouter dans l'ordre : la crème fraîche, les dés de poulet, les champignons, en mélangeant doucement entre chaque étape pour que l'ensemble soit homogène et très chaud.
Servir aussitôt. Avec un bon vin blanc type savagnin (ou un autre vin du Jura) (*) c'est parfait !

(*) Pour ces vins, je m'adresse à la maison Philippe Butin à Lavigny ou Morel-Thibaut à Poligny, deux producteurs très sérieux, ça se démarque de la grosse cavalerie qu'on trouve actuellement chez les négociants en tous genres...

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Je dédicace ce billet à Annabelle, ma nièce, actuellement en randonnée dans le Vercors, belle région pour la cueillette des champignons...
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samedi 7 mai 2011

je suis folle des petits pois !

Choisir les petits pois avec une cosse encore brillante
et bien verte, sans tâches, les grains seront plus fins et bien
plus savoureux. Plus vieux, jaunâtres, ils deviennent farineux
et légèrement amers.
"On a toujours besoin d'un petit pois chez soi"… Ceux qui l'ont connue, se souviennent certainement de cette pub ! Non, ne croyez pas que je cherche des prétextes pour vous parler de ce petit grain qui me mettrait en folie dès que je le vois apparaître sur les étals des marchés ! Non, je n'irai même pas jusqu'à vous rappeler qu'au 17ème siècle l'engouement pour les petits pois fut tel qu'il fit écrire par Mme de Maintenon au cardinal de Noailles ceci : "A la cour, le chapitre des pois dure toujours ; l'impatience d'en manger, le plaisir d'en manger et la joie d'en manger encore sont les trois points que nos princes traitent depuis quatre jours." Bigre, rien que ça, alors là, ça me décomplexe totalement pour vous montrer la photo suivante ! On a toujours besoin d'un bol de petits pois à côté de soi !!! C'est tous les jours, en saison, que j'en grignote en travaillant !
Avec le printemps qui s'est bien installé, c'est toute la saveur des légumes nouveaux, colorés et séveux à souhait, qu'on a envie de voir exploser dans nos assiettes non seulement pour le plaisir des yeux mais encore pour le bonheur de notre palais impatient de retrouver des goûts variés et divers qui nous ont bien fait défaut tout au long de l'hiver passé, un peu rude.
Parmi ces saveurs très attendues, il y en a une que je guette avec frénésie tous les ans, celle des petits pois frais. Ils ont une consistance et un goût qui n'ont rien de comparable avec ceux que l'on sert plus couramment dans nos assiettes, les petits pois en conserve, d'une couleur verdâtre terne qui ne met pas en appétit, souvent mous et farineux en bouche, toujours un peu trop sucrés. Vous remarquerez cependant que le petit pois divise : il y a ceux qui les préfèrent sous cette forme-là, ceux qui ne jurent que par les surgelés, et ceux qui ne consentent à les manger que s'ils sont fraîchement écossés. Je fais partie de cette dernière catégorie ! C'est un délice, sans rien d'autre qu'un peu de fleur de sel et de poivre comme assaisonnement, ou juste au naturel, j'en ai toujours un petit bol à grignoter en ce moment, à côté de mon clavier ! D'ailleurs, il vaut mieux ne pas m'inviter à les cueillir ou à les écosser : j'en mangerai plus qu'il n'en restera dans votre panier ou le saladier !
Cette graine verte et ronde est extraite d'une gousse qui peut contenir entre 4 et 12 pois, voire plus. On distingue deux types de petit pois, celui dont les graines sont lisses et rondes (l'Express, l'Express Alaska, le Petit provençal…), et celui dont les graines sont ridées (le Téléphone, le Merveille d'Amérique, le Centurion, le Progrès de Laxton…). Cela dit, j'imagine la tête de mon marchand de légumes si je m'aventure à lui demander des Progrès de Laxton, il serait capable de me répondre qu'il ne tient pas un kiosque à journaux ! La plante, originaire d'Asie Mineure aurait été introduite en France au tout début du règne de Louis XIII, après être passée par l'Italie, mais ce ne serait qu'à partir de Louis XIV que les petits pois firent fureur. Mme de Maintenon écrivait ainsi encore au cardinal de Noailles qu'il y avait même des dames qui, après avoir soupé et bien soupé, trouvaient encore le moyen de se régaler de petits pois chez elles avant de se coucher, au risque d'une indigestion (ce serait mon genre !).
Si vous voulez avoir une idée de quantité, pour obtenir 500 à 600 g de ces belles graines, il en faut environ 2 kg sous gousse (ou cosse). En ce moment, on les trouve autour de 4 à 6 euros le kilo, son prix a bien baissé (12 euros au début du printemps). La saison va battre son plein jusqu'à juillet. Choisissez les cosses d'une beau vert brillant, sans tâches, bien "cassantes", avec encore un bout de tige et des traces de la fleur blanche, tous signes de fraîcheur qui ne trompent pas. Une fois écossés, inutile de laver les grains, les conserver au frais et les utiliser rapidement car, attention, ils fermentent assez vite.
Sur le plan diététique, frais, les petits pois sont plus caloriques qu'en conserve, car plus riches en protéines et en glucides (100 g = 90 kcal contre 70). Mais ils sont aussi plus riches en fibres. C'est quand même un légume assez calorique en raison de sa teneur importante en glucides (16 %) et en protides (6 %).
 
Petits pois et asperges
Outre les petits pois cuisinés à l'anglaise (avec de la menthe), ou à la française (avec des carottes), laissez libre cours à votre imagination, en les mélangeant, par exemple, avec des asperges, en poêlée, ce plat accompagne bien une viande rouge ou une volaille type pigeon ou pintade, en risotto, cette association est excellente, et, à la crème, elle peut agrémenter très savoureusement un poisson blanc…
soupe chaude de petits pois avec croûtons

Ne négligez pas les soupes : chaudes, les petits pois mélangés avec de la pomme de terre et un peu de crème fraîche ou une noix de beurre, c'est un régal en bouche ; il suffit de cuire les petits pois et les pommes de terre coupées en dés avec un oignon et une gousse d'ail hachée gros, en couvrant avec de l'eau salée à 1 cm au-dessus du niveau, de mixer en fin de cuisson, d'ajouter un peu poivre, une noix de beurre ou une càs de crème fraîche, avec quelques croûtons grillés, c'est encore meilleur et plus nourrissant pour ceux qui ont l'appétit féroce ; froides, il suffit de mixer les graines très fin avec de la menthe ou de la coriandre, d'assaisonner avec un jus de citron, sel et poivre, c'est tout, c'est très rafraîchissant en été !
Petits pois et framboises nature

Et si vous êtes du genre "cossard" (*), il suffit de les manger tels quels, avec quelques framboises pour l'acidité, un peu de sel et poivre, c'est une bonne idée pour satisfaire une petite gourmandise de saison !
Quant au classique petits pois au lard (recette ci-dessous), il peut servir de plat unique en y ajoutant un œuf mollet, ou d'accompagnement à une viande rôtie en quantité moindre.
INGREDIENTS pour 4p : 2 kg de petits pois à écosser (pour obtenir environ 600 g de pois), 1 gros oignon jaune, 1 bouquet garni, 1 morceau de lard fumé (250 g) coupé en petits rectangles assez épais, ail, beurre, sel, poivre, une càc de farine, 1 petit verre d'eau -
PREPARATION ET CUISSON : faire revenir l'oignon haché très fin, y ajouter le bouquet garni, l'ail haché très fin puis les morceaux de lard, saupoudrer avec la farine, mouiller avec l'eau pour rendre onctueuse la sauce, ajouter les petits pois, saler (attention, le lard est déjà salé), poivrer, cuire à couvert à feu moyen pendant 20 mn pour des petits pois al dente (c'est comme cela qu'ils sont meilleurs), ou 30 mn si vous préférez une texture plus onctueuse. Servir éventuellement sur un lit de riz nature, et cela suffira pour un repas complet !
MON PETIT PLUS : si vous utilisez des asperges et des petits pois en même temps, ne jetez pas les épluchures des premiers ni les cosses des seconds, ils finiront dans un délicieux potage. Ma recette : laver les cosses de petits pois ainsi que les épluchures d'asperges (si vous ne l'avez pas fait au moment de préparer vos asperges pour un plat) ; les mettre dans un faitout en couvrant d'eau à niveau ; ajouter un oignon coupés en morceaux et une gousse d'ail écrasée ; saler ; cuire pendant 30 mn ; mixer très fin ; prolonger la cuisson encore 10 mn ; filtrer ; porter à ébullition, ajouter une poignée de pommes de terre en flocons genre mousseline ou une bonne pomme de terre à soupe cuite d'avance et bien écrasée, une noix de beurre, bien remuer le tout, c'est prêt et délicieux ! Et si vous avez sous la main, en plus, quelques corails de coquilles saint-jacques (**), ce potage deviendra très raffiné !
(**) Il m'arrive de réserver les corails des coquilles saint-jacques, ils se congèlent très bien. Il suffit de les dégeler à température ambiante, puis de les pocher rapidement dans une eau frémissante 2 mn et ils sont prêts à être rajoutés dans un potage.
   
Potage épluchures d'asperges et cosses de petits pois aux corails de St-Jacques

En purée, mélangés avec un peu de pomme de terre et des lardons, c'est un bon accompagnement pour beaucoup de plats très fins, comme ici des ris de veau aux morilles !

  
N'hésitez pas à les utiliser en décoration de plats, comme par exemple, sur mes photos, pour habiller un poisson en gelée, ou en complément d'une farce pour quiche lorraine, leur croquant dans le premier, leur onctuosité dans la seconde, sont très agréable sous la dent ! 
LE PLAISIR DES MOTS :
(*) Je me suis demandé quelle était l'origine du mot "cossard", en pensant bien qu'il ne pouvait venir de "cosse", car écosser des petits pois, comme le dirait mon marchand, "bon courage !". En fait, ce mot argotique vient de "cossu", car les riches avaient les moyens d'être paresseux !
MEMO :
Ce billet a été conçu, en partie, en vue de sa publication dans les magazines édités par CC. J'ai ajouté, ici, une seconde citation de Mme de Maintenon, ainsi que MON PETIT PLUS et le PLAISIR DES MOTS.