... elle qui en a eu bien peu. Pour l'avoir perdue trop tôt, je n'en ai pas moins gardé le souvenir de ses gestes dans le quotidien, entièrement voués au bien-être de sa famille. J'aime me souvenir d'elle dans ces gestes-là, qui m'ont tant appris, sans mots inutiles, ces mêmes gestes que, parfois, je perpétue pour le bonheur de ceux qui m'entourent. Tout simplement.
Bienvenue chez moi, à vous, explorateurs du net.
Ici tout est souvent improvisé, un peu sens dessus dessous, un peu comme dans mon esprit, ma maison, ma vie, ma devise étant "pas de regrets de ce qui n'a pas été, heureux de ce qui est, et toujours curieux de ce qui sera", et ma seule constante étant le plaisir des mots jusque dans les maux.
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mercredi 29 juin 2011

chaud, ou la sophrologie et moi

Mardi 26 juin, il fait encore chaud ! Ca dure depuis trois jours ! Ce n'est pas un scoop, juste un pic qui me picote ! Vite, vite, à défaut de pouvoir faire, en plein coeur de Paris, comme cette belle dame aux seins marmoréens, vite, vite, un taxi pour rentrer très vite, même pas le courage de me propulser du Pont-Neuf jusqu'à la boutique Mariage Frères au Carrousel du Louvre pour faire ma provision de thés, ce sera pour une autre fois... Quelle idée de mettre le nez dehors par une chaleur pareille ! Vite, vite, que je retrouve ma baignoire d'eau froide ! Zut, circulation dense..., ça bouchonne, ça klaxonne de partout, comme si cela allait changer quelque chose, à part faire péter les plombs à quelques-uns chez qui la température est déjà très élevée ! Moi, je ne suis pas énervée du tout, pas du tout, mais je vais devenir folle, au milieu de ces gens à moitié à poil, suant et transpirant tout ce qu'ils peuvent, avec leurs valoches à roulettes qui font du bruit, à attendre un taxi comme moi, tiens, pardi ! Ben oui, c'est déjà les grandes vacances pour nombre d'entre nous, vous plutôt car, à entendre les copines, je suis en vacances toute l'année... Ah, cruel sort que de travailler à domicile, aucune reconnaissance de personne, même pas de soi-même, quand j'arrive encore à culpabiliser d'aller sur les blogs au lieu de m'atteler à sur mes relectures...
C'est vrai que je devais être dans ma Bretagne depuis au moins une semaine ! Mais pourquoi, alors que je suis toujours hyper contente d'arriver dans ma maison au bout du chemin à la mer, ai-je tant de mal à faire la valoche et à quitter ma ville préférée ? Divan, siouplé !
Chaud, chaud... Toujours pas un taxi de libre, tous en train de foncer tête sur le capot vers les gares... Reste le bus, voilà un 63, et il n'est pas même pas plein à craquer, est-ce possible ? Mais qu'est-ce qu'ils sont c... les gens, alors qu'on lit "bus climatisé, ne pas ouvrir les fenêtres", tout n'est que courant d'air... chaud, c'est très malin ! Et ce gros plein de bière, avec toutes les places qu'il y a, il faut qu'il se colle à moi, avec ses grosses cuisses poilues où dégouline son gros bide, et me voilà, à plein tarif, avec les fesses coincées sur un demi-siège ! Noooon, je ne suis pas méchante, mais la chaleur, ça me rend dingue !!! C'est grave, docteur ? Mais non, mais non, tout n'est qu'une question de contrôle. Ah oui, s'il fait 30° dehors, vous pensez que je peux contrôler la sensation de chaleur en persuadant mon corps qu'il ne fait que 15° ?... Oui, c'est cela même, docteur..., je vais essayer la sophrologie (*), puisque vous le préconisez... Pfff...
La valise, sortie depuis une semaine,
mais toujours non remplie !
Ouf, enfin chez moi, il est 16 h et je n'ai pas encore déjeuné ! Même pas faim ! Vite, vite, une douche froide avant tout. L'avantage de cette maison, on peut y trouver une température pour tous les goûts ! Oli, à qui la chaleur ne fait pas peur après avoir transité par Djibouti à 60° à l'ombre plusieurs fois dans son enfance, ne quitte pas les combles (30° !) où il a ses aises pour étaler ses collections diverses et variées au milieu de ses dossiers, à l'étage au-dessous (26°) j'ai mon bureau, mais en ce moment, je préfère me réfugier au rez-de-chaussée, un étage qu'on occupe peu (23° quand même), et si je m'écoutais, je ferais atterrir bureau et lit au sous-sol (20°, quel bonheur, la température d'été idéale pour moi à Paris !). Et même s'il ne faisait que 18° en juillet-août, cela me conviendrait parfaitement ! C'est grave, docteur ? Pas vraiment, mais cette panique à la chaleur commence à m'inquiéter sérieusement... Quand je pense aux années où je passais mon temps dans le Midi, en Corse, ou encore en Italie, en Crète, au Maroc..., même en plein mois d'août, sans problème aucun, sans cependant jamais être une adepte des ultraviolets (j'ai toujours tenu à ma peau, moi !). Désormais, ça promet, entre un qui adore le soleil, et une qui le fuit comme le diable... Tiens, une randonnée en Norvège, c'est pas mal comme idée, non ? Non...
Bon, allez, je vais quand même les faire, les bagages, si la Miss veut bien me rendre la valoche, mais avec son air hagard, je me demande si elle n'est pas plus folle que moi dès qu'il fait chaud, on est loin des températures de sa Bretagne de naissance ! Elle est marrante, cette chatte, au début de sa vie avec nous, dès qu'elle voyait la valise, elle était toute excitée et faisait des sauts de cabri d'une pièce à l'autre, en miaulant, mais maintenant, elle est plutôt désarçonnée par le fait qu'on la sort sans partir tout de suite, il nous arrive même de la ranger sans partir après qu'elle a traîné au milieu du salon pendant une semaine ! Je suis une nullosse, même pas capable de partir en vacances à temps, ni de donner des repères à mon chat...
Fais voir tes chicots, Chipie !

Ah, voilà, je me souviens maintenant, pourquoi on n'y est pas, dans notre Bretagne (toutes les excuses sont bonnes pour rester auprès de mon Paris chéri, mais chut !). Allez Chipie, montre tes chicots ? Hou la la, un détartrage s'imposait assurément. Et je préfère le faire avant de partir, surtout avant que le véto ne parte en congé, sinon ni vu, ni connu, son cabinet est capable de me l'envoyer à l'école vétérinaire comme cobaye sans rien me dire... Ce n'est pas que je n'ai pas confiance, elle est très bien cette école, mais j'aime bien savoir entre les mains de qui je confie ma chère tête poilue !

Au fait, mais qu'est-ce qu'on mange ce soir - un clin d'oeil à Hélène(Cannes), dont le blog gourmand est d'une générosité sans pareille à tous points de vue) ? Hein, manger ? Par cette chaleur ?!!! A boire, à boire, à boire... de l'eau, bien sûr ! Vous pensez bien qu'avec cette chaleur, ma cuisine est en grève ! Je suis dans ma période pain aux champignons, mais le four est fermé depuis dimanche pour cause de chaleur, alors je publierai ultérieurement la recette, quand j'aurai pris de photos ! En attendant, je vous fais patienter avec cette coupe glacée que j'aime bien faire à la saison des framboises. La recette, très simple, rapide et sans cuisson, figurait, je crois, sur l'autre blog, mais, entre-temps, j'ai remplacé la crème fraîche par le mascarpone, dont je préfère l'onctuosité et le côté moins aigre.
INGREDIENTS pour 4p :
8 oeufs jaunes et blancs séparés,
6 càs sucre cristallisé
2 càs sucre glace (à ajouter au moment du montage des blancs en neige pour la raffermir un maximum)
1 sachet de sucre vanillé,
500g mascarpone,
framboises, myrtilles (facultatif, mais c'est beau !).
PREPARATION (20mn + 4h au freezer ou congel.) :
battre les jaunes d'oeufs avec le sucre cristallisé jusqu'à blanchiment,
ajouter le sucre vanillé, puis le mascarpone, bien mélanger,
monter les blancs en neige et ajouter à l'autre appareil,
bien mélanger,
répartir dans les coupes ou dans un récipient,
mettre au congel au moins 4h,
au moment de servir, ajouter les framboises et les myrtilles.

Sur ce, je m'en vais en manger une coupe dans ma baignoire, en écoutant un peu, beaucoup de musique ! C'est gratuit et tout aussi, voire plus efficace qu'une séance de sophrologie, pour la femme de peu de foi que je suis ! Ben oui, quand mon corps me picote parce que j'ai chaud, j'ai beau dire à ma conscience qu'il n'y a pas de raison émergente que cela soit ainsi, je ne vois pas de différence entre le moment où je m'en persuade jusqu'à l'instant où la chaleur retombe de 30° à 20° !!! Relax, Colibri... Oui, oui, je suis toujours relax, un max !
(*) Considérée comme une version modernisée de l'hypnose, la sophrologie est basée sur des exercices de respiration, de relaxation, de mouvements et de visualisations. Elle favorise le bien être physique et mental, en permettant, grâce à un travail, individuel ou en groupe, sur les mots (les maux, chez moi !!!) et les images émergentes, de mettre en évidence la cause de nos tensions ou blocages pour les dépasser. Ce n'est pas en soi une psychothérapie, plutôt un outil pédagogique, thérapeutique et prophylactique. Le fondateur de la méthode est Alphonso Caycedo, Colombie (1928).

dimanche 1 mai 2011

biscuits cuiller glacés à la crème de marron et whisky

s
découper à l'emporte pièce ou à la pelle à tarte, peu importe,
pourvu qu'on aît le goût !
Il me restait un fond de whisky breton acheté dans cette bonne distillerie des Daunay à Pleubian, "Le Celtic Whisky", maintenant mondialement connue des amateurs. Et on m'a offert une boîte collector de crème de marron de l'Ardèche "Clément Faugier" parce qu'on connaît ma passion pour certains produits bien que je les achète rarement. C'est le cas de cette crème dont j'adore le dessin de la boîte mais, en en ayant été gavée pendant mon enfance et adolescence, j'en suis un peu écoeurée. Des vestiges de la vie en Indochine, mes parents ont gardé quelques manies de nourriture en conserve, comme le beurre salé en boîte Bretel, qui a un goût rance au possible, le corn-beef, que personnellement je n'achète jamais non plus, sauf pour le rituel lorsque je monte à bord pour une virée avec les copains voileux, ou encore les horribles harengs à la sauce tomate Pilchard, imbouffables, surtout lorsque lesdits harengs sont des femelles avec plein d'oeufs. Quoique..., par nostalgie, j'avoue qu'il m'arrive d'essayer d'en "regoûter", juste pour voir ! Et je ne parle pas du lait concentré sucré en boîte Nestlé dont mon père raffolait, je n'ai jamais compris son engouement pour cette substance sirupeuse qui n'a rien à voir avec le lait, alors que, dans notre campagne bourbonnaise, nous vivions à côté de fermes produisant, à l'époque, un excellent boisson directement de la pis de la vache à la bou..., euh, au contenant. J'enviais mes petites copines qui partaient ainsi chercher le lait frais avec un pot en aluminium qui tintait au frottement du couvercle et de l'anse tout au long du chemin lorsqu'il m'arrivait des les accompagner. Mon père est resté lait concentré toute sa vie, il n'a jamais aimé le lait frais, alors que moi, c'est le contraire, j'aime tout ce qui est laitage, en particulier les fromages et la crème fraîche. Alors pensez-vous, depuis qu'on trouve couramment du mascarpone sans avoir à courir chez l'italien, j'en ai toujours une réserve dans mon frigo. C'est tellement vite fait une petite crème glacée, délicieuse, à base de mascarpone. Auparavant, je faisais mes glaces avec la crème fraîche, maintenant, je les préfère avec le mascarpone, c'est plus fin en bouche, plus onctueux sur la langue et moins aigrelet au goût.
J'adore l'association whisky crème de marron, la recette que je vous propose aujourd'hui sera simple, facile et rapide à réaliser car, je l'avoue, je ne suis pas très sucrée en cuisine, ayant gardé le souvenir de ces longues préparations de pâte diverses et variées, du blanc en neige que ma mère montait à fort prix d'huile de coude à une époque où les batteurs ou autres ustensibles facilitant les tâches n'avaient pas encore envahi les cuisines, je la regardais souvent travailler tout cela, d'un œil assez ennuyé sans saisir le sens de cet ennui, et c'est seulement bien plus tard que j'ai compris cette impression de temps perdu pour elle à confectionner des gâteaux pour notre goûter au retour de l'école, alors que je savais que, une fois sortis du four, tous ces délices allaient être engloutis en un clin d'œil, avant même d'avoir le temps de refroidir. Reste que j'adore l'odeur chaude des gâteaux qui cuisent, c'est vrai. Mais, personnellement, j'en fais très peu, je privilégie les biscuits ou les crèmes glacées car ils ne nécessitent pas de cuisson et sont rapides à réaliser sans dextérité particulière, ce qui me convient bien car, si j'aime faire la cuisine, je suis plutôt maladroite avec les ustensiles !

mes biscuits cuiller à la crème de marron et au whisky
INGREDIENTS pour un moule rectangulaire 6/8 personnes :
  • 20 (ou plus, selon le moule) biscuits cuiller
  • 1kg de crème de marron divisé en 750g et 250g
  • 1kg de mascarpone, divisé en 500g + 500 g
  • 6 œufs, jaunes et blancs séparés
  • 6 càs de sucre cristallisé
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • 2 càs de sucre glace
  • 2 verres de whisky
PREPARATION (pas de cuisson) 30 à 45 mn - CONGELATION : 4 heures minimum
  • mettre le whisky dans un plat creux,
  • tremper légèrement les biscuits cuiller dans le whisky et les placer au fur et à mesure, face plate contre le fond du moule, en les serrant un peu,
  • bien mélanger 500 g de mascarpone avec 250 g de crème de marron, ce sera la couche marron claire, l'étaler sur les biscuits, mettre 1quart d'heure au congel pendant que vous faites la suite de la préparation,
  • s'il reste du whisky, le mélanger aux 500g de crème de marron, ce sera la couche marron foncé, réserver,
  • battre les jaunes d'œufs avec le sucre cristallisé jusqu'à obtenir une mousse blanchâtre bien ferme, y ajouter le sucre vanillé, puis 500 g de mascarpone, bien mélanger au fouet pour obtenir une crème homogène. Cet "appareil" une fois terminé formera la couche jaune.
  • sortir le moule du congel, étaler sur la couche précédente la couche marron, remettre au congel le temps de finir la préparation de la couche jaune,
  • battre les blancs d'œuf en neige bien ferme (j'ajoute au départ une pincée de sel, puis, une fois qu'ils commencent à monter, j'ajouter le sucre glace ce qui la raffermir vraiment),
  • ajouter une petite quantité de neige à l'appareil précédent, en mélangeant doucement au départ, puis, une fois que le mélange commence à être "détendu", ajouter le reste de la neige, bien mélanger au fouet à main pour ne pas "casser" la préparation.
  • Sortir le moule du congel et étaler cette dernière couche.
  • mettre le moule au congel pendant au moins 4 heure avant le service.
NB : il m'arrive de n'avoir pas le temps de mettre au congel entre les étapes. Ce n'est pas grave, les couches, comme sur mes photos, seront simplement moins régulières. Les explications semblent toujours un peu longues quand on lit une recette. En réalité, pour ceux qui ont l'habitude de cuisiner, de faire des crèmes glacées, cela ne prend pas plus de temps que je le dis, vraiment, et vous aurez un dessert délicieux et gourmand.